
Emploi/Formation dans le domaine de l’Information géographique
La note synthétique du colloque national "Emploi/Formation dans le domaine de l'information géographique"
Les tendances du marché de l’Information Géographique
Bron (69) le 15 janvier 2004
Le 15 janvier 2004, soixante-dix personnes ont participé à un colloque organisé par le CNIG en collaboration avec AFIGéO sur les tendances du marché de l’Information Géographique.
L’objectif était d’estimer, en partant du point de vue des principaux acteurs, l’évolution du secteur. Ce colloque devait également permettre d’identifier des indicateurs que l’ONIG (projet d’Observatoire National de l’Information Géographique) aura pour objectif de mesurer de façon à recueillir de l’information quantifiée.
Jean Pierre Giblin, président de la commission du développement du CNIG, a ouvert le colloque en demandant à ce que les orateurs s’expriment le plus librement possible. Ensuite en introduction, a eu lieu une présentation des tendances telles qu’elles ressortaient en 1998 et transcrites dans le rapport Lengagne du 30 septembre 1999. Un certain nombre d’éléments chiffrés était également fourni. Le marché se répartit entre des PME (51 %), des industriels (21 %) et des institutionnels (28%). Il se répartit par secteur d’activité entre Conseil 1%, ingénierie et études 32 % logiciels 29%, données 24%, matériels 14%. Il progresse moins vite en France que dans les autres pays d’Europe.
Trois tables rondes ont été organisées, concernant respectivement les éditeurs de logiciels et fournisseurs d’équipements (matériels spécialisés), les producteurs de données et les prestataires de service. Chaque table ronde a été préparée par un envoi de questions et un contact direct de son animateur avec chacun des participants. Trente cinq personnes, en comptant les animateurs et les rapporteurs, ont participé aux trois tables rondes. A l’issue de chacune d’elles un court débat avec la salle a pu avoir lieu.
Cette étude a été menée par la société Urbatique pour le compte de l’AFIGéO.
Extrait de l’introduction :
« Bien que les adresses postales soient le moyen le plus couramment utilisé en France pour localiser une donnée (une personne, un bien, …), il n’existe pas de « référentiel » national des adresses, fichier partagé entre l’ensemble des utilisateurs, permettant de valider l’existence d’une adresse et d’en établir le libellé exact.
Cela conduit à des difficultés dans la distribution du courrier et des colis, dans l’accès à certaines adresses ainsi qu’à la multiplication de doublons dans le fichier d’adresses et à la création de « référentiels » propres à chaque utilisateur et incompatibles entre eux.
Cela rend aussi difficile le « géocodage » des données localisées à l’adresse, c’est à dire leur représentation sur une carte, condition préalable à la réalisation d’analyses spatiales, notamment dans le domaine du géomarketing ou des analyses urbaines ou environnementales. »
Le présent rapport est le résultat des travaux, animés par Maître Martin, auxquels ont participé les représentants de :
Association des Ingénieurs des Villes de France, Association Professionnelle des Consultants Indépendants en Géomatique, EDF-GDF, Institut Géographique National, Météo-France, Ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement, Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie, Michelin, Ordre des Géomètres-Experts, Seureca-Space, Service Hydographique et Océanographique de la Marine, Syndicat National des Entreprises de Photogrammètrie Privées et de l’Imagerie Métrique, Syndicat Professionnel De la Géomatique, Suez-Lyonnaise des Eaux, Urbatique…
Ce document n’engage pas les sociétés ou organismes cités.
Extrait de la conclusion :
« Les données publiques géographiques ont des spécificités : elles se caractérisent par un localisant dont l’importance va croissant (adressage, dimension spatiale), les producteurs publics jouent un rôle essentiel. Il est indispensable de disposer de données de référence uniques (possibilité d’associer les données de différentes sources) ce qui rend nécessaire que des dispositions soient prises au niveau européen pour une normalisation des formats et des standards qui faciliteront l’accès et l’exploitation.
L’harmonisation des données essentielles et l’harmonisation des conditions d’accès au niveau européen sont des préalables obligés au développement du marché
Il est difficile de séparer l’accès aux données et la protection des données personnelles. En adoptant sur ce dernier sujet une directive en 1995, l’Union Européenne a reconnu l’importance de la circulation des données entre les pays membres et les entraves qui peuvent résulter de l’application de règles trop différentes dans le domaine de la protection des données personnelles.
Le même raisonnement vaut a fortiori pour l’accès et la diffusion des données publiques. Le développement du commerce électronique est reconnu comme l’un des grands enjeux des prochaines années. Il ne peut être séparé des problèmes liés à la circulation des données qui sont à la fois un des objets importants de ce commerce et un des moyens de le développer. Dans ce cadre, les données géographiques publiques prennent une importance particulière et doivent être expressément visées par les recommandations à adopter au niveau européen.
Toute donnée a un coût. C’est au politique de décider le degré d’individualisation ou de mutualisation de ce coût qui doit être retenu, selon la catégorie de l’information. »
Ce document a été élaboré principalement à partir d’études lancées par le CNIG et l’AFIGéO en 1996 et 1997. Il a eu pour ambition de lancer un débat national.
Extraits :
« L’information géographique, dans sa forme numérique, fait partie intégrante de la Société de l’Information. Parce que sous cette forme elle peut circuler et s’échanger à grande vitesse, être dupliquée sans dégradation, se combiner avec d’autres informations pour en créer de nouvelles, parce qu’elle aide les entreprises à améliorer leur gestion logistique ou leur stratégie marketing, parce qu’elle contribue à une administration plus soucieuse de développement durable et d’aménagement du territoire et plus respectueuse du citoyen, parce qu’elle facilite l’accès des individus à la connaissance ou aide à la solution de leurs soucis quotidiens, elle est un des enjeux du développement économique moderne. »
« L’information géographique constitue ainsi un volet à part entière d’une politique nationale de développement de la Société de l’Information en raison de son utilité propre mais, aussi, par les positions stratégiques qu’elle permet de prendre. »
Cette étude menée par l’AFIGéO réunit à la fois :
- une analyse fonctionnelle de l’utilisation de l’information géographique dans les procédures
- des fiches de synthèse par procédure
Extrait de la démarche :
« Il existe de façon plus ou moins formalisée un nombre important de procédures de planification en France. Il n’était pas possible dans le cadre de cette étude de toutes les recenser et les étudier.
Aussi, en concertation étroite avec le Comité de Pilotage de l’étude, ont été sélectionnées huit procédures : le Plan de Prévention des Risques (PPR), l’évaluation environnementale des infrastructures, les études d’aménagement foncier, le Schéma Directeur (ex SDAU), le Plan d’Occupation des Sols (POS), le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), la Loi Littoral, la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA).
Les procédures retenues devaient être représentatives au regard d’une série de critères comme notamment l’échelle, le domaine, l’ancienneté et l’exemplarité, la dynamique et l’innovation, le niveau de mise en œuvre (Etat, Collectivités).
L’essentiel de l’analyse s’est appuyé sur la rencontre des acteurs impliqués soit dans la conception et la gestion des procédures, soit dans l’utilisation de l’information géographique.
Plus de quarante personnes ont été rencontrées en entretien individuel ou en groupe. »